forum sur la spiritualité et les divers courants de pensée traditionnels et modernes
 
AccueilPortailGalerieRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 UNE NOUVELLE; NATHANIEL...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 10 ... 14  Suivant
AuteurMessage
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Sam 9 Oct - 16:57

Suite de Nathaniel:


Madame Legendre, soudain tremblante,s’adresse à son mari : « Eric, nous sommes aveugles ou quoi !Comment n’avons-nous pas réalisé plus tôt la ressemblance étrange de Jérômeavec Nathaniel ? Et pourquoi Ludivine n’en a pas dit un mot ?
« Bon, voilà qui va m’aider àvous parler » répondit Luc qui rentrait à nouveau dans la pièce…

« Puisque vous êtes bien assis,j’ai des révélations à vous faire. Non, maman, ne dis rien et écoute-moiplutôt. J’ai eu une longue conversation avec Jérôme cet après-midi. Pour lebien de Ludivine, il faut que vous soyez au courant et que vous fassiez trèsattention de ne pas commettre d’impairs.Tu as raison, ma petite maman quand tu parles de ressemblance avec Nathaniel. Maisc’est bien plus qu’une ressemblance ».
Et Luc raconta tout ce que Jérômelui avait appris. Les parents poussaient des « Ah », des « Oh »,des « Comment », des « Quoi faire » et des larmes coulaientde leurs yeux. Ils avaient attendu ces retrouvailles avec tellement de joie, d’espoir,et voilà que tout s’écroulait autour d’eux.Leur petite fille, celle qui chérissait tant, pour qui ils avaient tremblé lorsde la disparition de son fiancé et de sa grave dépression, celle qu’ilsespéraient définitivement guérie puisqu’ elle revenait avec un nouvelfiancé, elle avait encore plus besoin d’eux ; de leur attention, de leurtendresse. Luc les laissait déverser leur trop plein de chagrin, d’inquiétude…Il fallait qu’une bonne fois toute leur souffrance sorte pour être à même de l’aider,de la protéger avec tous les moyens en leur possessions.
Puis, Madame Legendre, après s’êtremouché un bon coup parla : « Nous l’avons sortie une première fois desa maladie, de son désespoir, il n’y a aucune raison, que notre amour commun,et je compte bien sûr Jérôme, ne vienne pas à bout de son amnésie. Je trouve qu’elleest très courageuse pour faire comme « si ». Nous allons lui offrirun Noël magnifique. Nous irons promener dans Oran, dans chaque endroit qu’ellea particulièrement aimé ; nous l’entourerons de tendresse sans nousforcer, puisque n’est-ce pas, ajouta-telle en se tournant vers son mari et sonfils, elle est pour nous trois, notre fleur fragile, délicate dont le parfumemplit notre cœur et notre âme. Il nous faut être forts pour elle… Comme ça vaêtre tout de même dure ! »
Luc prit sa mère dans ses bras :« j’étais sûre de ta réaction, tu es forte surtout dans l’adversité. Maisn’oublions pas l’amour puissant que Jérôme lui porte. Je crois qu’il est encoreplus à plaindre que nous. S’ils se marient avant qu’elle n’ait retrouvé lamémoire, que va-t-il se passer lorsque tous ses souvenirs reviendront?Peut-être vaudrait-il mieux qu’elle commence une re-naissance et…
« Tu es fou, Luc, hurla sonpère. Il faut qu’elle guérisse. Tu nous as dit toi-même que le médecin avaitbon espoir, que plusieurs flashs étaient apparus et il ne faut pas oublier queNathaniel également veut l’aider là où il se trouve.
« Je suis heureuse, mon chermari de voir que tu crois enfin à une vie après notre mort. Nous avons eu denombreuses discussions à ce sujet ; je t’ai toujours dit que notre corps n’étaitqu’une enveloppe charnelle et que notre âme continuait à vivre et a évolué. Tut’es moqué de moi et à présent que dis-tu ?
« Je dis, je dis… qu’il y a deschoses qui me dépassent mais que je ne peux nier ce que je viens d’entendre.Puis-je enfin aller dormir ? Je travaille, moi, demain !
« C’est vrai, je suis envacances, alors je vais me tourner les pouces, moi ! Je vais boire une infusion et je te rejoins. Dors bien »
Et elle embrassa avec chaleur sonépoux…
Luc se retira aussi dans sa chambre,se demandant si Jérôme arrivait à dormir. Mais il n’osa pas frapper à sa porte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Sam 9 Oct - 17:44

ah , c'est très émouvant cette fois tous cet amour qui entoure ludivine ...merci réïna ...gros bisous .sandra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Sam 9 Oct - 18:06

Je voulais écrire plus longuement, mais j'ai préféré reprendre le tout depuis le premier épisode ; j'ai bien fait parce que j'ai encore trouvé plusieurs fautes. Il faut lire et relire et on trouve toujours des fautes.
Bonne soirée et gros bisous...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 10 Oct - 14:47

bounce bounce bounce bounce bounce bounce
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 10 Oct - 20:52

Bonne nuit rigui
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
auria

avatar

Nombre de messages : 545
Localisation : Au pays de Borvo (mais chut c'est un secret !)
Date d'inscription : 08/03/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Lun 11 Oct - 12:48

chouette, on en veut encore...
bébé roulades
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Ven 15 Oct - 12:38

Suite de Nathaniel:


Non, Jérôme ne dormait pas. Ilrepensait à cette journée où craintes, sourires larmes, rebondissementss’étaient succédé. Il aimait déjà la famille de sa fiancée et Luc était pourlui un nouveau frère, en fait un frère qu’il n’avait pas eu. Il songeait avecémotion et fierté au courage apparent de Ludivine qui avait su cacher sespeurs. Il la savait encore si fragile…
« Alors, mon cher frère, qu’endis-tu ? Pour l’instant, tout s’est à peu près bien passé, tu ne croispas ?
« Tu m’as fait sursauter !Tu ne peux pas t’annoncer, continua Jérôme en riant ? Mais je ne te voispas.
« C’est parce que je suisencore invisible ! J’aime bien de temps en temps m’amuser moi aussi.Comment sens-tu les jours à venir ?
« Ce n’est pas toi qui seraitplus apte à me dire ce qui va advenir ?
« Je ne lis pas dans le marc decafé. Je suis là pour t’aider et essayer de faire retrouver à Ludivinel’atmosphère qu’elle a connue. J’ai pourtant l’impression que ce sera plusdifficile et plus long que ce que nous espérions.
« Et bien voilà qui estréjouissant. Tu n’as rien comme meilleures nouvelles ?
« Ne te décourage pas Jérôme.Vous vous aimez, c’est déjà un bon point.
« Tu n’es pas jaloux ?
« Jaloux ? Ici, ce mot n’apas cours. Je suis heureux pour vous.
« Mais Nathaniel, tu visvraiment dans un autre monde ! »
Un éclat de rire lui répondit quifit craindre à Jérôme que toute la famille l’entendit…
Nathaniel se calma : « Tune t’en rends compte qu’à présent. Bien sûr, frérot, je n’appartiens plus à tonmonde. Le mien est super lumineux et le temps ne se compte pas de la même façonque sur terre… Mais, chut, je n’ai pas le droit de trop en dire. Je vais tesouhaiter une bonne nuit et vais rendre visite à notre fiancée. Ne crains rien, je ne vais pas la réveiller. Je vaissimplement lui envoyer un de ces rêves pour continuer notre thérapie ».
Jérôme décida qu’il devra étudiersérieusement ce monde d’en-haut, apprendre quelle lumière entoure ceux qui sontpartis et surtout quel amour divin les enveloppe pour venir jusqu’à ceux qu’ilsont aimé et qu’ils veulent protégés. Car, à chaque visite de Nathaniel, Jérômesent une douceur chaleur l’envahir ; il a l’impression d’être dans uneautre dimension, de devenir lui-même amour. Il pousse un soupir de contentement,éteint la lumière et s’endort rapidement.
Ludivine, pendant la conversationdes deux frères, continue de dormir quand tout à coup, un léger souffle sur sonvisage lui fait murmurer, un sourire aux lèvres : « mon ami ».Elle ne se réveille pas et un rêve vient lui rendre visite. Elle se trouve dansune belle forêt qu’elle sait connaître mais dont elle ne se souvient pas. Despins très hauts dégagent une odeur de résine qui lui rappelle son enfance. Ausol, des brindilles cassées craquent sous ses pieds. Elle se baisse, en ramasseune qu’elle mordille avec délectation comme si son goût lui rappeler de longues promenades avec des copains et copines.Et soudain au fond d’un coin de forêt apparaît une maison toute simple, blancheaux volets peints en bleu. Elle s’arrête, admirative, le cœur battant plus viteet se dit : « Mais où est-il ? » A ce moment un bel et grand bonhomme sort surle pas de la porte, nu-pieds, en short, torse nu et un chapeau sur la tête. Illui fait un signe amical de la main. Elle veut aller vers lui. Ses pieds sontrivés au sol et tout le décor disparaît…
Les jours précédant Noël se passentjoyeusement, chacun essayant de ne pas troubler Ludivine qui, sereinement, vitces journées avec confiance et espoir…
Elle aime déjà ses parents et son frère comme si elle les avait toujoursconnus. Jérôme à qui elle a raconté son nouveau rêve se dit qu’elle est sûrementsur la bonne voie ; Nathaniel a dû se tromper en disant que ce serait pluslong que prévu pour que la jeune fille retrouve sa mémoire. Il est aux petitssoins pour elle. Les après-midi, ils sortent avec Madame Legendre qui lesconduit dans tous les lieux susceptibles de donner une image à sa fille.Celle-ci, s’émerveille de tout : les boutiques, les cinémas, les grandsboulevards, les petits marchands ambulants musulmans qui vendent cacahouètes,réglisse, sucre d’orge et autres gourmandises. Sa mère la guette du coin del’œil, espérant voir dans les yeux de Ludivine une lueur de reconnaissance.Mais celle-ci découvre sa ville natale comme une quelconque ville qu’elle verrait pour la première fois. Les deux lions majestueux de chaque côté del’entrée de la mairie l’amusent. Elle prend des photos constamment…
Le vingt-quatre décembre, la journéeest douce, la température légèrement fraîche. Aussi, Luc propose à Ludivine etJérôme d’aller pique-niquer à la forêt des Planteurs. Jérôme n’en revient pasd’un climat si clément ; à La Bresse, il aurait dû mettre parka, bottesfourrées, bonnet et gants. Ici, il se contente d’un blouson en cuir et d’uneécharpe. Madame Legendre avait combiné avec Luc cette sortie pour tout préparerpour la soirée. Elle veut que la maisonsoit gaiment décorée, la table parée de sa vaisselle de fêtes, le sapinilluminé et les cadeaux déjà au pied de l’arbre… Le repas, préparé avec amour,chatouillera les narines dès que les jeunes franchiront le seuil del’appartement…. Elle va, vient, arrange une fois de plus l’ordonnance de latable, redresse une fleur dans le vase, pose des baisers sur la joue de son mari…Celui-ci, après l’avoir aidé de son mieux, elle n’aime pas trop qu’on s’immiscedans ce qu’elle fait, s’est installé dans son fauteuil favori pour tirerquelques bouffées de sa pipe en lisant son journal. Bientôt, un ronflement faitsourire sa femme sachant très bien qu’au bout d’un moment, il pique du nez, comme il se plaît à dire et sa pipe s’éteint…
Pendant ce temps, les trois jeunesgens sont arrivés aux Planteurs. Ludivine serre la main de Jérôme et la voixpleine d’émotion, lui dit : « exactement le rêve d’hier soir, tuvois ? Regarde bien ; il y a même tout au fond, là-bas, la maisonblanche. Il ne manque plus que le bonhomme sorte.
"Tu penses être déjà venue ici, luichuchote-t-il ? Puisque Luc n’est pas censé être au courant de son amnésie.
« Pas du tout ! Mais c’esttellement beau… Et cette odeur, tu sens ; ça te parle à toi aussi, monchéri ?
« C’est magnifique ! Onrespire un air pur et vivifiant ».
Luc se décide à intervenir :« Si on prenait des photos ? Avec ce paysage, tu pourrais montrer ceciaussi à tes élèves. Ensuite, je vais vous photographier et nous demanderons àquelqu’un de nous prendre tous les trois ».
Ludivine n’arrête pas de mitraillertout ce qui l’entoure. Bientôt, elle n’a plus de pellicules. Heureusement,qu’ils avaient commencé par prendre la pause.
« Je meurs de faim, pasvous ?
« Les deux garçonsapprouvent ».
En un rien de temps, une nappe àcarreaux est posée à terre, le sac des provisions ouvert et toutes les bonneschoses que Madame Legendre y a mis, sont étalés sur la nappe…
« Miam, ta maman nous a gâtésune fois de plus. Qu’en dis-tu, ma choupette
« Ah non, tu ne vas pas t’ymettre toi aussi !! J’ai horreur de ce nom, mais je ne veux pas faire depeine à papa et maman qui semblent y tenir tellement.
« Excuse- moi. Je t’aurais bienappelé Divine, ça te va si bien, mais pour Luc, c’est un petit mot doux entre vous…Alors tu va être ma Princesse ».
Ludivine ne répond pas mais se jettedans les bras de son fiancé et lui murmure à voix basse : « Entretoi, mon Prince Charmant, et mon ami, jesuis la plus heureuse des femmes ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Ven 15 Oct - 18:05

quel charmant roman , merci réïna pour tout ce que tu fait pour notre plus grand bonheur .bises .sandra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Ven 15 Oct - 20:17

Bonne nuit et à bientôt...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Lun 18 Oct - 16:24

Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 24 Oct - 16:03

Suite de Nathaniel:



Vers seize heures, le temps changea.Ludivine eut quelques frissons.
- C’est le moment de rentrerdoucement à la maison, dit Luc. Plionstout avant que Divine ne s’enrhume ».
Arrivés devant la porte del’appartement, un fumet délicieux les accueillit. De plus, Madame Legendreavait pris la précaution d’allumer un bon feu de cheminée dans le séjour, pastant pour la chaleur qu’il pouvait apporter, mais pour donner encore plus dedouceur et de gaieté à ce soir de Noël.
- Comme c’est beau, s’extasiaLudivine ! Tout est lumineux, des guirlandes partout… L’arbre de Noël estsuperbe. Ô, le Père Noël est bien en avance. Que de paquets a-t-ilapporté ! Il devait être bien chargé, le pauvre. Comme les flammes dansentdans l’âtre, telles de gracieuses fées… Et la crèche, si grande, si belle, rienne manque. Je suis sûre que c’est toi, papa, qui l’a décorée ; tout commel’arbre de Noël est l’œuvre de maman, n’est-ce pas ? Merci, merci, je suissi heureuse ! Nous avons passé une journée splendide aux Planteurs et j’aiépuisé mes deux pellicules. Et puis, tes victuailles, maman, n’ont pas fait unpli. Je crois même qu’il ne reste plus rien.
- Oui, un crouton de pain, dit Lucen riant ».
Jérôme ne disait rien. Il étaitmédusé par le babillage de Ludivine et cette pièce où l’on sentait l’amourenvahir chacun des membres de la famille. Lui, plus particulièrement, il avaitl’impression que son cœur s’était élargi, avait empli le séjour d’un amourincommensurable. Il aurait aimé avoir une baguette magique pour distribuer àtout l’Univers des parcelles de cet amour inconditionnel. Il sentait despicotements à la gorge et des larmes emplirent ses yeux. L’année dernière, iln’avait pu quitter Washington et avait passé Noël, tout seul, dans son fauteuil,avec une boite de foie gras et un verre de champagne et écoutant le Requiem deVerdi. Voilà que cette année, il était fiancé à la plus belle Princesse qu’il puisse exister ; ilallait fêter Noël avec sa nouvelle famille. Il eut une pensée pour sa tante,son oncle et Rébecca et demanda la permission de rejoindre sa chambre. Il avaitbesoin d’entendre leurs voix, de leur souhaiter un Joyeux Noël et de leur direcombien il était heureux. Ludivine dit qu’elle avait envie de prendre unedouche chaude avant de se préparer pour le repas.
Luc et ses parents restèrent seuls,émus. D’un commun accord, sans s’être concertés, ils s’approchèrent de lacrèche où l’enfant Jésus était recouvert. Ils joignirent leurs mains, fermèrentles yeux et une prière muette, mais si forte qu’un fluide sembla les traverser,monta de leurs cœurs. Cette prière était certainement la même pour chacun destrois, bien qu’elle ne soit pas dite avec les mêmes mots… Comme un filinvisible, elle s’éleva vers Lui, Celui qui EST… Au bout de quelques minutes,ils se séparèrent et s’enlacèrent enversant des larmes de joie et d’espoir. Une douce odeur d’encens ajoutait unenote supplémentaire de magie.
Jérôme rejoignit Ludivine dans sachambre. Elle était en peignoir de bains, à demi entrouvert qui laissaitapercevoir ses seins provocants et sensuels. Jérôme ne put résister. Il vintles embrasser, les sucer, les caresser. Elle se laissait faire, heureuse. Undésir la submergea. Mais tendrement, elle le repoussa gentiment :« Tu es tout beau ; il faut aussi que je termine de m’habiller. Onnous attend. Soyons sages. Encore un bisou et je te mets à la porte ».
Leurs lèvres se trouvèrent en unlong baiser puissant et langoureux.
Lorsque Ludivine apparut dans leséjour, chacun retint son souffle. Elle était radieuse. Elle portait unfourreau rouge qui lui descendait jusqu’aux chevilles et était ouvert au milieudu dos. Un collier de perles et de petits brillants aux oreilles mettaient envaleur son cou fin et délicat. Elle avait relevé ses cheveux sur sa tête en uneépaisse couronne piquée sur le côté d’une minuscule orchidée que Jérôme avaitdéposée sur son lit. Un subtil parfum l’enveloppait. Son sourire émerveillé etses yeux pétillants de bonheur disaient à tous, mieux que des paroles, combiencette soirée comptait pour elle. Jérôme ne pouvait dire un seul mot. Ils’approcha enfin d’elle, la prit par la main et l’amena au milieu de lapièce : « J’ai l’honneur de vous présenter ma Princesse qu’un bon génie m’a fait rencontrer et je profite de cemoment, pour vous demander, Monsieur Legendre, la main de votre fille. Je sais,elle porte déjà la bague de fiançailles,mais quel plus beau cadeau de Noël pourriez-vous me faire en me répondant« oui ».
- Mon cher Jérôme, non seulement jesuis heureux et fier de vous accorder la main de notre enfant, mais avec vous,nous avons trouvé un second fils. Nous sommes certains que vous saurez larendre heureuse ».
Sur ces mots, Monsieur Legendres’approcha des deux jeune gens, réunit leurs mains, puis posa la sienne surchacune de leur tête en une bénédiction muette et profonde. Madame Legendre etLuc applaudirent et chacun embrassa les fiancés. Madame Legendre, la voixvoilée, fit semblant d’ordonner : « Allez, passons à table ! Lerepas n’attend plus ».
Tout fut succulent, raffiné, depuisl’apéritif jusqu’à la traditionnelle buche faitemaison.
- C’est quand la distribution descadeaux ? s’exclama Ludivine ? Comme une gamine impatiente dedéchirer les paquets ; avant ou après la messe de Minuit ? Nousallons à la messe, non ? »
Un silence épais s’ensuivit.Personne ne trouvait de réponses plausibles pour refuser la proposition deLudivine. C’est sûr qu’à la Cathédrale, plus d’une personne la reconnaîtra etque se passera-t-il alors ? C’était déjà presque un miracle que lors deleurs sorties, ils ne rencontrèrent aucune connaissance. Enfin, la mamanparla : « Je n’ai pas voulu vous inquiéter, les enfants, mais aprèsdéjeuner, je suis tombée, ô rien de méchant, mais mon épaule droite me faitterriblement souffrir. J’aurais préféré que nous restions en famille à bavarderou à écouter à la radio la retransmission de la messe de l’Abbaye de Cluny. Situ veux, ma chérie, vas-y avec Jérôme et Luc.
- Il n’en est pa question maman.Malgré ta douleur, tu nous a gâtés ; tu as tout préparé, décoré. Restonsprès du feu, tous ensemble et c’est moi qui vais distribuer à chacun lescadeaux ».Ludivine fut la plus comblée aussi bien par ses parents, que parLuc et son fiancé : manteau imitation vison avec toque assortie, parfums,gourmette, un coffret de maquillage, un sac de soirée. Jérôme n’avait oubliépersonne : pour Luc, un livre d’art concernant l’histoire des voitures, dela plus simple à la plus sophistiquée, un disque de jazz, un stylo à plumes Pilot ; pour Monsieur Legendre unetrès belle pipe de marque Ropp, uneécharpe en soie ; à Madame Legendre, une corbeille de fruits confits, unecape en mohair. Ludivine avait aussi pensé à tout le monde. Ses parents et Lucfurent ravis de leurs présents et des produits régionaux des Vosges que Jérômeet elle avaient rapportés. Pour son fiancé, il n’y avait qu’un paquet, unepetite boite en velours noir qu’il ouvrit en prenant son temps, comme pourfaire durer le plaisir. Son cœur cognait dans sa poitrine car il se doutait dece qu’elle contenait. Chacun avait les yeux rivés sur lui et Luc impatient, luidit : « Alors, tu te décides ? Tu nous fais languir ».
Jérôme en tremblant ouvrit l’écrinet découvrit une chevalière en or surmontée d’un minuscule rubis. Ludivines’approcha de lui, prit la bague et la lui passa à l’annulaire gauche.
- Tu as fait des folies, ma Princesse ».
Il l’embrassa avec toute l’ardeur deson amour. Puis, fièrement, il alla la montrer à chacun. C’est vrai qu’unegrande partie de ses économies avaient fondues dans l’achat de ce bijou, maisils étaient tellement aussi heureux l’un que l’autre, qu’aucun regret ne venaiteffleurer Ludivine.
Ils écoutèrent la retransmission dela mess de Minuit de Cluny dans le recueillement. Dans l’air, une atmosphère depaix, de douceur, d’amour se dégageait. Ludivine se sentait en harmonie et encommuniant avec sa famille et son fiancé. Elle semblait percevoir une présenceinvisible, son Ami, sûrement… Laprotection de chacun lui faisait oublier son amnésie. Dans cet instant, ellevivait le moment présent avec une joie qui lui montait du fond du cœur et quementalement elle faisait partager à tous ceux qui l’aimaient. Cette joieimprégnait toute la pièce et elle pensait que même si aucun souvenir nerevenait, sa tendresse, son affection pour sa nouvelle famille resteraient trèsfortes. C’est certainement ce qu’elle avait dû ressentir dans son autre vie.Luc la regardait du coin de l’œil et se réjouissait de la voir sereine etheureuse. Ludivine eut un petit sursaut lorsqu’une voix qu’elle crutreconnaître, lui chuchota à l’oreille : « Merci pour cette soirée queje partage avec vous tous ».
Elle se retourna vers Jérôme et luidit à voix basse : « Mon Amiest avec nous ».
Le reste de la semaine se passaagréablement bien que Monsieur et Madame Legendre avaient une pointe detristesse de savoir que leur fille repartirait bientôt. Elle fêtera le premierjanvier 1956 à La Bresse pour être sur place à la reprise des classes. Il futconvenu sur la suggestion de Luc, que ses parents et lui-même viendraient à LaBresse pour les vacances scolaires de Pâques. Il se réjouissait à l’avance deskier avec sa sœur et son beau-frère.
Les adieux à l’aéroport furentémouvants, chacun retenant leurs larmes au bord des cils pour les remplacer pardes sourires affectueux. Chacun se fit la bise et Ludivine, tout à coup, revintsur ses pas et se jeta dans les bras de sa mère en l’embrassant encore trèsfort et lui murmura rien que pour elle : « Je t’aime ».
Assise dans l’avion, elle ferma lesyeux et Jérôme crut qu’elle dormait. Mais elle repassait dans sa tête, comme unfilm, toutes ces journées vécues près de ces étrangers et qui lui étaient devenus très vitetellement chers. Il lui tardait de recevoir leurs lettres et d’y répondre. Elleavait hâte que les vacances prochaines arrivent pour les recevoir et être leurguide à La Bresse et ses environs. Elle n’ouvrit les yeux qu’après que l’avionse fût posé.
Le trente et un décembre, Jérômeentraîna sa fiancée au restaurant Des Vallées où un diner dansant lesattendait. L’ambiance feutrée et sympathique à la fois, plut de suite à Ludivine.La grande salle avait mis sa parure de fêtes. Les couples arrivaient vêtus deleurs plus belles tenues. Jérôme avait retenu une table près de l’orchestre caraprès les douze coups de minuit, un spectacle de music-hall était prévu. Ilsdansèrent beaucoup entre deux plats, heureux de se laisser emporter par lamusique. Ils étaient tous les deux d’excellents danseurs et leurs pass’accordaient harmonieusement. A table, ils se chuchotaient des petits motsdoux,faisaient des projets pour leur mariage et évitaient de parler du prochaindépart du jeune homme pour les U.S.A. L’orchestre s’arrêta de jouer, leslumières s’éteignirent et il ne resta plus que les bougies éclairées sur lestables. La chanteuse compta les minutes de douze à zéro et la pièce immense setrouva à nouveau tout illuminée. Jérôme et Ludivine échangèrent un long baiseret croisèrent leur coupe de champagne en se souhaitant « BonneAnnée ». Jérôme lui murmura « A nous deux pour la vie ». A quoi,elle répondit « Ensemble pour l’éternité ».
Le lendemain, Ludivine était invitéechez la famille Benjamin qui la combla de cadeaux et la remercia des souvenirsrapportés d’Oran pour eux trois. Timidement, Rébecca s’approcha de soninstitutrice et lui demanda :
- Puisque vous allez devenir macousine, en dehors de l’école, pourrai-je vous tutoyer et vous appeler parvotre prénom ? Il est si joli et je vous aime tant ! Jérôme et vous,formez un couple vraiment gracieux.
- Rien ne me fera plus de plaisir,ma chérie ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 24 Oct - 17:45

amoureux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 24 Oct - 17:56

ti coeur bravo smoack merci réÏna .....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 24 Oct - 18:01

Je vous embrasse très fort Rigui et Sandra
Je suis heureuse de retrouver la maison de l'Oasis...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Mar 26 Oct - 11:02

Et moi de retrouver nathaniel lol!

et de te retrouver toi aussi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Lun 1 Nov - 17:04

Suite de Nathaniel:


Ludivine reprit ses consultations avecle docteur Bernard, lui raconta son voyage à Oran et le plaisir qu’elle avaitpris à connaître ses parents. Ilpensa que c’était pour elle une bonne expérience. Il décida de ne la revoirqu’une fois par mois et garder la cadence des quinze jours avec la psychologue.Pourtant, seul dans son cabinet, en faisant le point de tout ce qui s’est passédepuis le début de l’accident, il s’étonna que ses souvenirs ne reviennent pasplus rapidement. Ludivine semblait épanouie et pas gênée par son amnésie. Alorslaissons faire le temps se dit-il… Et ledestin y pourvoira !
… Et arriva le moment où Jérôme dutrejoindre son poste à Washington. Ludivine y songeait depuis quelques joursdéjà et son humeur s’assombrissait à mesure que la date fatidique approchait.Son fiancé la consolait, essayait de la dérider ; elle souriait alors d’unsourire forcé comme pour lui faire plaisir et le rassurait. Mais lorsqu’elle seretrouvait seule, dans sa chambre, elle pleurait, pleurait sans pouvoir arrêterce flot de larmes. Mentalement, elle appelait son Ami, mais le silence seul lui répondait. Elle lui en voulait dene plus être venu lui parler, la réconforter depuis son retour d’Oran. Laveille du départ de Jérôme, ils décidèrent de retourner diner dans lasympathique auberge et de se régaler de leurs plats fins et succulents.
- J’ai retenu la même table, maisc’est toi cette fois qui va choisir notre menu.
- Non, je préfère m’en remettre àtoi. C’est en quelque sorte ta soirée ; tu vas me gâter de mets délicieuxet aussi de paroles que je me répèterai lorsque tu seras si loin de moi.
- Allons, ma chérie, tu fais lagamine. Washington n’est pas au bout du monde, nous aurons une correspondancesuivie.
- Tu fais bien d’aborder ce sujet,dit-elle, un brin amère. Depuis que nous nous connaissons, je ne sais même paston nom de famille ; ce qui est encore plus bizarre, c’est qu’aucun membrede ma famille ne m’ait posé la question.
- Ma foi, tu as raison. Tout estallé très vite entre-nous. Quand nous serons mariés, tu t’appelleras« madame Beaudier : B.E.A.U.D.I.E.R. Tu pourras essayer de trouver lasignature qui te convient, ajouta-t-il en riant ».
Elle répéta Beaudier plusieurs fois avec délectation comme si elle savourait unde ces gâteaux qu’elle affectionnait. Il la regardait avec amour en sedemandant comment il allait supporter de ne pas la voir pendant tant de mois.Il se disait aussi qu’aux prochaines vacances scolaires sa famille viendraitprès d’elle et cela lui fera une détente et beaucoup de joie.
Ils restèrent quelques instantssilencieux se caressant les mains, se donnant des bisous. Quelques soupirs s’échappaient dela poitrine de Ludivine.
A la fin du repas elle futémerveillée à la vue d’un gâteau sur trois étages, accompagné d’une bouteillede champagne.
- Mais tu es un grand fou !Comment allons-nous avaler tout cela ?
- En faisant profiter le reste del’assemblée et le patron a décidé d’offrir à chacun d’eux un verre dechampagne. Heureusement, que ce soir, l’auberge n’est pas bondée, continua-t-ilmalicieusement ».
Le Maître d’Hôtel découpa le gâteauet alla servir chaque table, puis apporta à chaque client le verre de champagneen expliquant que les jeunes fiancés désiraient que leur joie soit partagée.Puis il laissa Ludivine et Jérôme à leur bonheur. Chaque client se leva, saflûte à la main, salua les amoureux, puis d’un commun accord, ils reposèrenttous leur verre et applaudirent chaleureusement. Discrètement chacun reprit saconversation…
Ludivine était sur un petit nuage etla bouteille de champagne se vida petit à petit. Elle se sentait grisée ;elle aurait aimé que la nuit ne finisse jamais. Elle sursauta lorsque Jérômelui dit : « allez, ma Princesse,les douze coups de minuit vont sonner et il est temps de rentrer vous coucher.
- Tu ne restes pas avec moi pour cedernier soir ?
- Non, Ludivine, ne m’enlève pas lepeu de courage que j’ai. Pour toi aussi ce sera plus facile. Dis-toi que cessept mois seront vite passés et…
- Ah tu crois ça, toi ? Je vaisêtre seule, attendant tes lettres avec impatience !
- Justement, tu vas avoir àt’occuper. Tes parents vont venir te voir et bien que ta mère ne sache passkier, Luc, lui, est impatient de chausser les skis. As-tu pensé aux différentsendroits que tu vas leur faire visiter ? Et puis tante Emma et oncle Julesvont être aux petits soins pour toi. Sans compter la sang-sue de Rébecca qui vase trouver constamment dans tes jambes. Tu va être obligée de lui demander dete laisser un peu seule, tu va voir que j’ai raison.
- Bon, je vois que tu as pensé àtout ou presque tout… Et les préparatifs du mariage ? Penses-tu qu’ils sefassent seuls ?
- Tu vois, tu n’auras pas un momentà toi. Entre les correspondances auxquelles tu vas devoir répondre, lacorrection des devoirs de tes élèves, les sorties avec tes parents etl’organisation de nos noces, mon absence te paraîtra bien courte.
- C’est bien tu as tout arrangé dansta tête, mais je sais que tu fais le vaillant. Tout comme moi, tu vas attendrele mois d’août impatiemment ».
Sur ce, ils se levèrent et prirentle chemin du chalet. Au fur et à mesure, Ludivine ralentissait l’allure.Arrivée devant chez elle, elle se jeta dans ses bras en sanglotant ets’accrochant à son cou. Il était ému et lui moucha le nez en se moquantgentiment. Mais son cœur battait d’une façon désordonné. Il la repoussadoucement, lui prit les lèvres et lui donna un baiser qu’elle n’oubliera pas desitôt.
- Ecris-moi dès ton retour auxU.S.A. Promis ? Je te promets de penser à toi nuit et jour et de faire ensorte de m’étoudir avec tout le programme que tu as si bien organisé. Pars viteà présent ! Je rentre et je vais prendre une douche, un bon livre ouplutôt une livre fastidieux qui va m’aider à m’endormir ».
Ils finirent par se quitter. Unefois le chalet refermé : « Et bien, je croyais que tu nerentrerais plus !
- C’est vous mon Ami ? Je suis fâchée !
- Fâchée ? Et pourquoi ?
- Vous m’avez laissez tombée et avectout le chagrin que j’ai, ce n’est vraiment pas bien.
- Mais Ludivine, j’ai à faire moiaussi. J’ai dû aller aider une vielle dame à passer de l’autre côté et un jeunehomme, mort comme vous dites sur terre, dans un accident de voiture, à attendrequ’il se réveille et comprenne où il était.
- Qu’il se réveille ?
- Mais oui. Je t’expliquerai uneautre fois. Tu as beaucoup de choses à apprendre. Tu vois, j’ai tout de mêmefait aussi vite que j’ai pu, sachant que Jérôme part demain. Je voulais que tusaches que je suis toujours près de toi même si je ne me manifeste pas. Alorstoujours fâchée ?
- Non, pardon, je suis une égoïste.
- Ton ange gardien et moi-mêmesommes constamment à tes côtés. Parfois, on m’appelle pour une mission et ilfaut que je me trouve là où l’on m’attend. Je voyage plus vite que la lumière,c’est un déplacement par la pensée. A bientôt, on a encore besoin de moi. Je croisque le livre sera superflu, la douche suffira…
- Vous savez celaaussi ? »
Mais il était déjà parti…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Lun 1 Nov - 20:40

merci baisers envoyés réïna ......superbe histoire et ce tournant éso ..un délice..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Lun 1 Nov - 21:30

Merci à toi Sandra... Cette histoire ne fera pas la une de journaux, mais c'est avec plaisir que j'avance suivant mon inspiration... Au train où je l'écris et suivant mon imagination, je ne sais si elle sera vite fini ou bien si cela va se compliquer... L'important, je crois, c'est de se sentir bien en l'écrivant et d'être encouragée à la poursuivre... Je ne voudrais pas la bâcler en allant trop vite et c'est vrai que j'ai hâte d'écrire le mot "FIN"! J'ai toujours peur ( c'est sur le post de sidahmed que rigui parlait de la peur) que mains refusent de la terminer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Mar 2 Nov - 11:37

En ce qui me conceren, l'histoire peut se continuer à l'infini; pas de fin donc toujours le plaisir de te lire Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Mar 2 Nov - 12:00

Bien trop gentille et indulgente... Mais cela me fait plaisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Sam 6 Nov - 16:44

Suite de Nathaniel:


Les premiers jours du départ deJérôme s’étirèrent pour Ludivine, tristes, moroses, nostalgiques. Elle faisaitsa classe consciencieusement mais plus avec la passion qui la caractérisait.Une fois rentrée chez elle, elle buvait une tasse de thé, corrigeait quelquescahiers et ensuite elle errait comme une âme en peine dans son chalet. Iln’était pas très grand et même si elle montait à l’étage elle avait beaucoup depas avant de se fatiguer ! Alors, elle restait en bas tournant en rondcomme une chatte, comme sa chatte qu’elle avait eue pour ses dix ans,pensa-t-elle. Sur le coup, elle arrêta nette sa marche : voilà qu’un souvenir lui revenait !L’année de ses dix ans, du moins, lejour de son anniversaire où elle hurla de joie en découvrant une petite chattebicolore dans son panier d’osier. Ily avait longtemps qu’elle endemandait une à ses parents et voilà qu’elle était là, la regardant de ses yeuxbleus si tendres. Ludivine était toute excitée de s’être rappelé cedétail ; elle essaya de voir si autre chose survenait, mais non, rien.Tant pis, c’était déjà un joli début. Elle se rua sur son calepin et inscrivittout ce dont elle venait de se rappeler. Elle avait envie de courir chez lafamille de son fiancée pour leur faire part de ce quasi miracle. Elle préféra d’abord écrire à Jérôme une longue lettrecomme elle en avait l’habitude et surtout lui relater ce fait. Elle était sûrequ’il serait aussi heureux qu’elle. Heureusement que la correspondance entreelle et Oran et Washington la rapprochait de ceux qu’elle aimait. Et puis,Rébecca, bien que discrète venait parfois lui rendre visite. Ludivine luiservait alors une tasse de lait bien chaud avec des tartines pendant qu’elle-mêmedégustait son thé. Depuis que Jérôme avait rejoint son poste, elle ne buvaitplus que du thé, à part un café après le repas de midi. Ainsi, elle seremémorait sa présence, leurs conversations, leurs étreintes…

Elle comptait les jours qui la séparaientdes vacances de Pâques et pendant lesquels, elle pourrait préparer avec sa mèreson mariage. Elle avait déjà imaginé les endroits qu’elle allait leur fairedécouvrir, en laissant une plage pour les promenades en ski avec Luc. Si elleavait osé, elle lui aurait proposé d’inviter son amie Aurore, mais elle connaissant pas exactement leur lien d’intimité, elle s’en abstint…
Le temps passait avec une lenteurincroyable pour la jeune fille. Pourtant, tous les dimanches, elle déjeunaitchez monsieur et madame Benjamin. Elle apportait toujours une friandise, uneForêt noire, des fruits confits, des chocolats, ou bien une corbeille de fruit.Elle se faisait gronder par tante Emma qui faisait de si bonnes pâtisseries.Madame Benjamin lui avait demandé timidement si elle voulait bien les appelait« tante Emma » et « oncle Jules ». Elle avait répondu ouispontanément, heureuse que sa nouvelle famille ait tant d’affection pour elle.
Elle écoutait régulièrement à laradio les évènements qui se déroulaient à Oran. Elle tremblait constammentqu’il n’arrivât quelque chose de grave à son frère ou à ses parents. Ceux-ci larassuraient et Luc lui avait dit qu’à la rentrée prochaine, il était inscrit àla faculté de Paris en deuxième année, certain qu’il réussirait sa premièreannée. Elle le lui souhaitait de tout cœur. Bien qu’une grande tendresse etbeaucoup de complicité s’étaient instauré entre-deux, elle n’avait pas osé luidemander si Aurore comptait le suivre. Elle ne savait rien de la famille de lajeune fille. Acceptera-t-elle de la laisser seule dans une grande villeinconnue ? Beaucoup d’étudiants faisaient leurs études à Alger ou d’autresrejoignaient la Métropole. Elle auraitle temps d’en discuter avec Luc pendant le mois d’avril ; par lettre,c’est plus délicat.
Jérôme lui avait dit de l’appelerdeux fois par semaine en P.C.V., (c’était donc lui qui payait la communication,puisqu’il n’y avait pas le téléphone au chalet) en tenant compte du décalagehoraire entre la France et Washington. Il y avait cinq heures de différence,cinq heures de plus en France. Ils avaient convenu que Ludivine l’appelleraitle lundi à midi, heure de La Bresse, ce qui faisait sept heures à Washington.Ils avaient le temps de bavarder, la poste à La Bresse restant ouverte entre midiet deux heures, et Jérôme ne prenant son travail qu’à neuf heures. Le vendredi,elle téléphonait à dix-huit heures, ce qui faisait treize heures chez Jérôme.Sa semaine se trouvait ainsi ensoleillée, mais elle prenait la précaution de nepas dépasser dix minutes de conversation. Elle ne voulait pas disait-elle enriant, le ruiner…
Ce soir-là, la neige tombait sansdiscontinuer et Ludivine regardait les flocons descendre et s’entasser sur lesol. Elle aimait voir la neige tomber, mais c’était autre chose lorsqu’il yavait du verglas ou encore quand la neige devenait boueuse, ce que les gensd’ici, appelaient bocotte. Desfrissons lui parcoururent le dos. Elle décida de diner d’un chocolat chaud avecdes tartines de beurre et confiture et monta plus tôt dans sa chambre. Il yfaisait plus chaud. Elle se glissa sous la couette bien chaude et douce et pritun livre. Elle avait eu Jérôme au téléphone comme chaque vendredi, et, le livreouvert, elle repassait les mots qu’ils avaient échangés. Il faut croire que cesmots la berçaient, car son livre tomba de ses mains et elle s’endormit avec lalampe de chevet allumée. Nathaniel lui envoya un de ces rêves dont il avait lesecret. Elle était à Oran, petite fille, et tenait dans ses bras Pistache, sa chatte qui se lovait contreelle. Elle caressait sa petite chatte qui ronronnait de plaisir. Son poil étaitdoux et soyeux. Soudain, Pistache lui parla par télépathie : » Nous sommesbien toutes les deux, n’est-ce pas ?
- Ô oui ! Je t’aime tant… Tu resterastoujours avec moi, promis ?
- Toujours ? Je ne sais pas, maistant que je le pourrai. Mais dis-moi, tu as sommeil ? Tes yeux se ferment.Repose-toi, je reste sur tes genoux. Une question avant que tu ne t’endormes toutà fait : en te réveillant, te souviendras-tu de moi ? »
Un souffle léger lui parcourut le visage,ce qui la réveilla. Pistache, murmura-t-elle.Elle tendit la main et éteignit la lampe. Nathaniel qui était assis sur le fauteuils’évapora dans l’Au-de-là…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Sam 6 Nov - 17:55

Excusez-moi, dans le texte, au sujet de la neige, il faut lire "brocotte"...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 7 Nov - 8:32

merci réïna , c'est toujours avec le même plaisir et la même envie de savoir la suite que je me glisse dans ton histoire .bisous tendre amie .sandra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 7 Nov - 8:34

Bon dimanche Sandra...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
riguignol
Modératrice
avatar

Nombre de messages : 4333
Age : 68
Localisation : dans le vent
Date d'inscription : 27/12/2007

MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   Dim 7 Nov - 10:25

cheers premier souvenir important

ennamouré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: UNE NOUVELLE; NATHANIEL...   

Revenir en haut Aller en bas
 
UNE NOUVELLE; NATHANIEL...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 14Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 10 ... 14  Suivant
 Sujets similaires
-
» [↑] Nouvelle Campagne Anti fourrure de la Fondation Brigitte Bardot
» nouvelle perruche
» Nouvelle cavalière!!!
» Sushii, une nouvelle furette :)
» Nouvelle padoue pas en forme

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'oasis du partage :: forums publics :: Textes et poésies-
Sauter vers: