forum sur la spiritualité et les divers courants de pensée traditionnels et modernes
 
AccueilPortailGalerieRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Assassins en liberté... (histoire vraie)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Assassins en liberté... (histoire vraie)   Sam 13 Fév - 16:21













La sirène des pompiers troue le silence de la nuit, ce
matin à deux heures et fonce vers l’hôpital le plus proche. Ils viennent de
ramasser sur le trottoir un jeune homme inanimé qui est sali de vomissures,
sûrement avant de perdre connaissance. Pour
eux, il ne peut s’agir que d’un jeune sous l’emprise de la boisson ou de la
drogue. Pourquoi chercher plus loin ! Arrivé à l’hôpital, le jeune homme
est pris en charge et emmené dans une cabine sur une civière. Il commence à
émerger lorsque le médecin de service se décide à venir l’examiner :
« Avez-vous bu ? Pris de la drogue ? » Le jeune homme
répond non de la tête. Le médecin, sourit, moqueur ; mais à la palpation,
il sent une défense à l’abdomen, tandis que le blessé se plaint de douleurs à
la tête, à la poitrine…



« Je reviens, ne bougez pas ». Comment le
pourrait-il ? Quelques minutes plus tard, un policier pénètre dans la
cabine et veut connaître l’identité, l’adresse et les circonstances qui ont
faites que ce garçon ait été trouvé sans connaissance. Il, décline son nom et
prénom, son âge, vingt-quatre ans, son adresse en précisant qu’il n’y a
personne chez lui, et mentionne qu’il a été agressé par deux ou trois individus
qui lui ont dérobé son portefeuille et son portable. Le policier repart et le
temps passe. Personne ne vient s’occuper du blessé ; aucune prise de sang
pour écarter boisson ou drogue (ce que le médecin s’entête à penser) pas plus
qu’une radio ou un scanner.



Dans un appartement, il est six heures du matin, un couple
d’une soixantaine d’années commence à s’inquiéter du retard de leur fils qui ne
les a jamais habitués à rentrer si tard. Ils savaient qu’il devait retrouver
quelques amis pour fêter sa promotion dans une banque internationale où un
poste aussi important que celui qu’il occupe à Paris, l’attend dans sa ville
natale. Il est tellement heureux de pouvoir se retrouver très bientôt près de
sa mère en phase terminale de cancer pour être près d’elle dans ses derniers
moments et soutenir son père dans ce chagrin immense qu’il ressent déjà si
fort…



A l’hôpital, Jo en a assez d’attendre qu’on vienne
s’occuper de lui. Il est sept heures à sa montre. Il se lève, s’habille et sort
dans le jour qui s’est levé sans que personne ne se rende compte de sa
disparition. Arrivé tant bien que mal chez lui, son père lui dit en
riant : « Et bien, tu nous as fait une belle frayeur. Tu n’es jamais
rentré si tard et surtout sans nous prévenir.



- J’ai bu quelques bières et je me suis endormi.


- Ne raconte pas d’histoires. Tu ne bois jamais et tu es
tout pâle. Il s’est passé quelque chose ? »



Jo, ne voulant pas inquiéter sa mère déjà tellement
affaiblie, s’énerve et répond :



« Tu vois bien que je n’ai rien. Maintenant, je vais
aller me coucher. L’interrogatoire est clos ».



A neuf heures, le téléphone sonne. Le père de Jo décroche.
Une voix au bout du fil :



-Ici le commissariat de… Je voudrais parler à monsieur Jo
H. Nous avons retrouvé un de ses agresseurs ainsi que son portable. Il faut
qu’il vienne le récupérer et être confronté avec son agresseur. Je suis son
père ; je vais le réveiller et nous passerons dans la matinée…



Il savait bien que quelque chose s’était passé ! Son
cœur bat à cent à l’heure, sa bouche est sèche, ses mains glacées. Sa femme est
au bord de l’évanouissement.



Il va frapper à la porte de la chambre de son fils qui est
obligé de tout raconter : son agression, les pompiers, l’hôpital avec le
médecin incompétent qui ne lui a prodigué aucun soin et sa fuite… Il va prendre
une douche en ayant toujours des douleurs au ventre et à la poitrine, celle de
la tête s’est un peu calmée… Pour ne pas inquiéter ses parents, surtout sa
mère, il ne parle pas de ses maux.



Au commissariat, ils sont reçus par un inspecteur de
police qui demande à Jo de reconnaître parmi les hommes derrière une vitre l’un
de ces agresseurs, en lui précisant qu’il n’a rien à craindre parce qu’on ne
peut le voir… Jo scrute quelques minutes en silence les différents visages pour
enfin dire qu’il ne reconnaît personne. Est-ce parce qu’il faisait nuit et
qu’ils étaient plusieurs ou bien parce que dans son portefeuille se trouve
l’adresse de son domicile à Paris et qu’il craint des représailles ? L’inspecteur
lui dit que pourtant on a bien trouvé
son portable sur un individu qui prétend qu’on le lui a vendu… Jo persiste à se
taire… Le supposé voleur est donc relâché !



Quatre jours plus tard, Jo est accompagné à l’aéroport par
ses parents qu’il serre très fort dans bras avec l’espoir de se revoir très
vite définitivement.



Le vendredi comme tous les jours, et ce, deux à trois
fois, il téléphone chez ses parents et leur dit qu’il va prendre une douche et
aller dîner avec un copain. Il les appellera le lendemain en fin de matinée. Le
samedi, à midi trente, toujours pas d’appel. Son père rassure sa femme en
supposant qu’il s’est levé plus tard et ne va pas tarder à téléphoner… Le temps
passe et l’inquiétude les gagne d’autant plus que leurs appels aboutissent sur
ses répondeurs. A deux heures, ils téléphonent à la concierge qui a les clés de
l’appartement pour qu’elle aille voir ce qui se passe. En attendant, il dit à
sa femme : « Tu vas voir, il est mort ». La sonnerie retentit et
la concierge dit qu’elle n’arrive pas à le réveiller : « Appelez vite
les pompiers ou le Samu ». Le temps s’écoule interminable. Ils se
regardent et se tiennent par la main. Soudain la sonnerie les fait sursauter et
la maman répond et entend une voix de femme : « Qui
êtes-vous »demande-t-elle ?



- Et vous-même ?


- Je suis la maman de Jo »


Et à l’autre bout du fil, une voix sèche et
impersonnelle : « Je suis le médecin des pompiers ; je viens de
constater le décès de votre fils ». Et la communication est coupée. Le
père et la mère sont effondrés, en une seconde tout a basculé ! Ils
alertent des membres de la famille qui habitent Paris pour avoir de plus amples
renseignements. Les pompiers ont trouvé la fenêtre ouverte, la sortie de bain
au pied du lit et la couette sur le visage de Jo. Le corps est emmené pour
autopsie.



Les parents prennent le premier avion pour les formalités
de rapatriement. La conclusion du médecin légiste est : rien à la
tête ; rien au cœur ; rien au ventre. Décédé de mort naturelle !
A vingt-quatre ans !! De plus, il ne donne pas de date de la mort…



Après les obsèques, le père va voir le médecin responsable
des urgences qui consulte l’ordinateur et est étonné et gêné qu’aucun soin n’a
été effectué. Pour minimiser la faute professionnelle, il dit que Jo s’est
sauvé de l’hôpital à sept heures sans avis médical. Le père voit rouge :



« Vous me prenez pour un con ! Il a été amené à
deux heures du matin et personne ne lui a fait passer d’examens malgré les
douleurs dont il se plaignait et qui sont mentionnés sur votre ordinateur.
Alors, vous allez me donner une photocopie de ce compte-rendu et je peux vous
dire que l’affaire ne va pas en rester là. Dans ma famille, nous avons des
commandants de police et un procureur. Alors, je vous rappelle l’article numéro
x qui stipule, que lorsqu’une personne majeur est en danger, vous êtes dans
l’obligation de le retrouver et de lui faire signer une décharge s’il continue
à ne pas vouloir retourner à l’hôpital. L’avez-vous fait ?



- Heu, non…


Le médecin s’exécute et le père repart accablé par tant de
mauvaise volonté…



L’affaire est remise entre les mains d’un procureur qui
commence par demander au médecin légiste une copie envoyé aux parents de la
victime. Or, dans cette copie, il est mentionné que la victime a eu un vaisseau
qui a éclaté au cerveau et a entraîné la mort. Le procureur s’interroge sur ces
deux exemplaires différents. Le médecin légiste a-t-il voulu préservé
l’hôpital ?



Entre temps, deux mois après le décès de Jo, son père
reçoit un appel du commissariat lui demandant que son fils se présente pour
récupérer son portefeuille repris sur un jeune homme. Le père ne dit rien et se
rend au commissariat. L’inspecteur n’était même pas au courant de la mort de
Jo, car lorsque le père demande à voir le voleur, on lui répond qu’on lui a
fait la morale et on l’a relâché. Sic



- Et bien, je vous félicite car vous avez remis en liberté
un assassin… Mais vous pouvez le récupérer car je suppose que vous avez ses
coordonnées.



- L’affaire est un peu embrouillée ; cet individu
prétend que c’est son frère jumeau qui est l’agresseur et lui n’a fait que
prendre le portefeuille.



- Et bien arrêtez les deux


- Ce n’est pas si simple !! »


Le père quitte l’inspecteur écœuré, et avise le procureur
de ce qu’il vient d’apprendre… Celui-ci
ouvre un dossier avec trois affaires différentes : la négligence de
l’hôpital, l’agression avec coups suivie de mort, et le faux rapport du médecin
légiste…



La justice est longue, très longue. Le père écrit lettre
sur lettre à des personnalités politiques, à des journalistes ; le dossier
dort bien au chaud dans un tiroir. Alors, il avertit le procureur qu’il va
commencer une grève de la faim si aucun résultat ne se profile à l’horizon… La
famille et les amis arrivent à le dissuader.



Il prend un avocat pour qu’il puisse avoir accès au
dossier… Il ne veut aucun argent mais que la vérité éclate et que les coupables
soient jugés…



Sa femme a suivi son fils trois mois après lui avec ce
chagrin d’avoir vu partir son fils avant elle…



Trois années ont passé… Le père continue à se battre
contre des moulins à vent… Il ne baissera les bras que lorsque justice sera
faite ou qu’il ira rejoindre son fils et sa femme…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
la sorciere blanche
animatrice
avatar

Nombre de messages : 11834
Age : 36
Localisation : parc des volcans d'auvergne
Date d'inscription : 11/01/2008

MessageSujet: Re: Assassins en liberté... (histoire vraie)   Sam 13 Fév - 16:53

http://193.252.228.130/personnes1.asp?T=D

lien de la gendarmerie nationale , il y a des listes de personnes disparues et aussi une liste de personnes évadées de prison dont de nombreux meurtriers et là c'est inquiétant de voir ce qui traîne dehors ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reïna

avatar

Nombre de messages : 2731
Age : 80
Localisation : Toulon
Date d'inscription : 04/01/2010

MessageSujet: Re: Assassins en liberté... (histoire vraie)   Sam 13 Fév - 19:03

Je ne connaissais pass ce lien. Merci sb de nous l'indiquer et de m'avoir lue...
Bisous
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Assassins en liberté... (histoire vraie)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Assassins en liberté... (histoire vraie)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [↑] Un chien risque sa vie pour sauver des chatons des flammes > Histoire vraie
» Délicat d'offrir une montre ...( Histoire vraie)
» Histoire vraie mais idiote
» Sms : une histoire vraie
» [Histoire vraie] Un abondon en direct

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'oasis du partage :: forums publics :: Textes et poésies-
Sauter vers: